Noces de Mercure - 38 ans de mariage. Que la lumière soit !

Publié le 27 Août 2014

Le phare de la pointe Saint-Mathieu, Finistère (Photo N.Perrot)

Le phare de la pointe Saint-Mathieu, Finistère (Photo N.Perrot)

Traqué pour sa toxicité, le mercure n'est plus en odeur de sainteté ni dans les piles ni dans les thermomètres. Il n'y a guère que dans les ampoules basse consommation qu'il est encore toléré, et encore, en quantités infimes. Infimes, oui, mais qui nous obligent tout de même à les récupérer, d'où la collecte obligatoire de ces ampoules en fin de vie.

Mais ce n'est pas le seul domaine dans lequel le mercure nous aide à nous éclairer : les phares modernes lui doivent une fière chandelle. Les millions de candella qu'ils émettent vers le large ne serviraient à rien si la lentille qui projette la lumière restait fixe.

La lumière du phare tourne, c'est bien connu. il faut donc un moteur couplé à un système de rotation. Mais il faut aussi supporter les centaines de kilogrammes du système de lentille. Pour garantir un mouvement sans à coups, ce dernier repose sur un bain de mercure. Pourquoi ? Parce que ce métal, le seul liquide à température ambiante (et même en pleine tempête d'hiver sur un littoral breton), a une densité plus de 13 fois supérieure à celle de l'eau.

Selon le principe d'Archimède, cela permet, grâce à quelques dizaines de litres de mercure, de supporter tout l'ensemble et de le faire tourner tout en douceur, régulièrement, pour que la période du phare soit toujours la même. Comme vous le savez peut-être, la période et la couleur du feu sont la signature du phare.

Celui de la pointe Saint Mathieu a un éclat blanc toutes les 15 s, et porte à 29 milles nautiques (1 mille nautique = 1852 m), soit 55 km.

 

 

 

Rédigé par Nicolas PERROT

Publié dans #Anniversaires de mariage, #Noces de Mercure, #Le Saviez-vous ?

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article