Noces de diamant, idée empoisonnée - 60 ans de mariage

Publié le 23 Juin 2016

La Vendeuse d'essences, Pietro Longhi (1702 - 1785), vers 1756

La Vendeuse d'essences, Pietro Longhi (1702 - 1785), vers 1756

Vous allez me dire que cet article va faire un peu tâche dans un blog qui est quand même un peu consacré au mariage. Quoique... Je ne sais pas si vous aimez la série Barnaby, mais moi oui. Déjà, le type n'utilise aucun truc technoïde. Pas de table interactive ou de trace d'un papillon qui ne vit que dans ces 3 mètres carrés très précis. Dans l'Angleterre rurale, les voitures sont produites par milliers, et les pneus ne sont pas une signature unique. Ceci explique peut-être la lenteur de déduction du bonhomme, car il y a toujours au moins 3 meurtres par épisodes. Mais ce qui me plait le plus, là dedans, ce sont les relations intra-couples.

Avez-vous remarqué combien les vieux couples "barnabesques" se détestent cordialement ? C'en est une caricature. A croire que ceux-ci voudraient bien pouvoir lire mon article, qui arrive (avec une intro commak, j'espère qu'il va vous plaire)...

Transportons nous à Venise, il y a longtemps, donc jadis. A cette époque, Venise était déjà splendide, mais surtout, elle régnait sur le commerce international. Avec Gênes qui rayonnait de l'autre côté de la "botte", Venise était la porte d'entrée des richesses de l'Orient : épices, sucre, soie, pierres précieuses. Autant dire que la ville était opulente, et que certains de ses citoyens étaient parmis les plus riches d'Europe.

Sachant qu'à l'époque comme maintenant, il y avait deux réalités humaines, la suite va paraitre logique.

1. Certains aiment à paraitre très bling-bling. Utiliser ce qu'il y a de plus cher est dans leur nature. Cela fait plus classe.

2. Certains se détestent assez pour se tuer entre eux.

 

Si on additionne 1 + 2, on se rend donc compte que certains, très riches, auront voulu tuer leur prochain tout en restant classe. Et c'est là que ça devient sympathique. Car on peut de manière très classe de bien des façons. Utiliser une voiture (un carosse) de luxe, noyer son voisin dans une cuve de champagne, l'étouffer dans du caviar. Je vous laisse continuer. Très classe, oui, mais pas très discret. Et puis un peu trop de gaspillage (même si on peut se noyer dans un verre de champagne, dit-on).

Les tueurs classes et discrets auront donc eu recours, dans la Sérénissime république, au diamant. Oui, cette pierre magnifique et très dure. Comment ? En lapidant ? Non. En réduisant la pierre en poussière. Difficile direz-vous ? Il suffit d'un marteau et d'un peu de force. Très dure, la pierre est très peu résiliente. Donc vous la réduisez assez facilement en poussière. Et ensuite ?

Imaginez donc une poussière plus dure que l'émeri, sans goût, sans saveur. Idéal à dissimuler dans un vin capiteux... qui se révélera mortel à terme. Car le malheureux qui en aura ingurgité connaitra une fin atroce : la poussière déchirera ses entrailles, causant de multiples hémorragies internes, fatales à la fin. Et à l'inverse d'un poison "classique", il était indécelable.

Alors, classe ? Voilà une manière de mourir qu'une célèbre série télévisée n'a pas encore portée à l'écran, malgré la grande imagination des scénaristes en la matière. Quant à mes scrupules que j'aurais pu avoir en début d'article en communiquant ainsi à tous mes lecteurs une manière de tuer, alors je me dis que casser un diamant et le réduire en poussière n'est pas à la portée du premier venu. Même si on "recycle" ainsi une alliance... Et puis je le rappelle : cette méthode était efficace car la science d'alors n'était pas capable de déceler ce "poison". Chose impossible aujourd'hui tant les "experts" le trouveraient facilement. Oui, même ceux de Barnaby.

 

Pour en savoir plus...

 

 

Rédigé par Nicolas PERROT

Publié dans #Noces de Diamant

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